v0.1 · brouillon ouvert · bâti sur AeonScript

La vérité
a besoin d'un coffre-fort.

À l'ère des deepfakes, comment prouver qu'un audio, une vidéo ou un document est authentique ? AeonProof certifie l'original, détecte la moindre falsification, et grave la preuve dans l'ADN — un ancrage de vérité inviolable, hors-ligne, pour des siècles.

Le problème

N'importe qui peut
fabriquer n'importe quoi.

Un discours qui n'a jamais été prononcé. Une vidéo de quelqu'un faisant ce qu'il n'a jamais fait. Un document antidaté. La frontière entre le vrai et le faux s'efface — et avec elle, la confiance dans tout ce qu'on voit et entend.

minutes
pour fabriquer un deepfake convaincant aujourd'hui, avec des outils gratuits
aucune
infrastructure de confiance locale dans la plupart des pays
trop tard
quand un faux devient viral, le démentir ne suffit plus
Le vrai problème n'est pas de détecter les faux après coup. C'est de pouvoir prouver, de façon incontestable et durable, qu'un original existait — et à quoi il ressemblait exactement — avant toute manipulation.
La solution

Enregistre l'original.
Grave la preuve. Pour toujours.

AeonProof renverse le problème. Au lieu de courir après les faux, on certifie les vrais — à la source, au moment de la création.

1. Le créateur enregistre son original. AeonProof calcule deux empreintes : une exacte (qui détecte la moindre modification au bit près) et une perceptuelle (qui reconnaît le contenu même après re-compression légitime).

2. La preuve est signée et horodatée. Une signature cryptographique Ed25519 prouve qui a enregistré ; un horodatage prouve quand. Personne ne peut antidater.

3. La preuve est gravée dans l'ADN. Via AeonScript, le registre des preuves est archivé sur ADN synthétique — physiquement inviolable, sans énergie, lisible dans des siècles, immune aux cyberattaques.

4. Quiconque peut vérifier. On dépose un fichier suspect, AeonProof le compare au coffre, et rend un verdict clair.

Architecture

Deux étages.
Chaque outil à sa place.

La cryptographie est rapide et précise mais vit sur des serveurs faillibles. L'ADN est lent à écrire mais physiquement immuable et éternel. AeonProof combine les deux — la force de chacun, la faiblesse d'aucun.

Étage chaud · numérique · temps réel

Le détecteur

Hash exact (SHA-256) + hash perceptuel (PDQ pour les images, Chromaprint pour l'audio, TMK+PDQF pour la vidéo) + signature Ed25519 + horodatage. C'est ici qu'on enregistre et qu'on vérifie, instantanément. Base de données + journal infalsifiable.

↓ instantané périodique (chaque mois)
Étage froid · ADN · hors-ligne · siècles

Le coffre-fort

Les preuves sont regroupées en un arbre de Merkle ; seule la racine (32 octets) est gravée dans l'ADN via AeonScript, et distribuée dans plusieurs coffres physiques. Une seule capsule ADN ancre des millions de preuves — inviolable, car on ne peut pas éditer une molécule, seulement en re-synthétiser une autre.

La cryptographie détecte la falsification. L'ADN empêche qu'on réécrive l'histoire. Ensemble, ils forment une preuve qui survit aux entreprises, aux serveurs, et aux siècles.
Les verdicts

Quatre réponses honnêtes.

Quand on vérifie un fichier, AeonProof ne dit jamais « vrai » ou « faux » de façon binaire. Il dit exactement ce qu'il sait — et reconnaît ce qu'il ne sait pas.

✅ Original vérifié
Bit pour bit identique à un original enregistré. Aucune modification.
🟡 Même contenu, ré-encodé
Perceptuellement identique ; les octets diffèrent (compression, format). Transformation légitime.
🔴 Contenu altéré
Dérivé d'un original mais le contenu a été modifié. Falsification détectée.
⚪ Non enregistré
Aucun original correspondant. Le système ne fait aucune affirmation.
Honnêteté

Ce que ça prouve,
ce que ça ne prouve pas.

Tout système de provenance a des limites. Les cacher, c'est se faire démolir par le premier expert. AeonProof les assume.

✓ Ce que ça prouve

  • Intégrité : si un fichier a changé depuis l'enregistrement
  • Falsification vs ré-encodage : grâce au hash perceptuel
  • Provenance : qui a enregistré (signature) et au plus tard quand (horodatage)
  • Immuabilité du registre : l'histoire ne peut pas être réécrite (racine ADN)

✗ Ce que ça ne prouve pas

  • Que l'original enregistré est lui-même vrai (on pourrait enregistrer un deepfake en premier)
  • La paternité au sens légal (seulement le contrôle d'une clé)
  • Quoi que ce soit sur un fichier non enregistré

La force vient des enregistreurs de confiance : un média, un tribunal, un notaire qui attestent de la capture. AeonProof fournit les rails ; les institutions fournissent la confiance.

Cas d'usage

Pour qui la vérité compte.

📰

Journalisme

Certifier une vidéo de terrain au moment de la capture, prouver qu'elle n'a pas été manipulée avant diffusion.

⚖️

Preuves juridiques

Enregistrer un enregistrement, une photo de scène, un document — avec une preuve d'antériorité inattaquable.

🎓

Diplômes & actes

Authentifier diplômes, actes notariés, documents officiels — surtout là où aucune infrastructure de confiance n'existe.

🏛️

Archives & patrimoine

Graver l'empreinte des œuvres et documents historiques pour garantir leur intégrité sur des siècles.

🎨

Créateurs

Prouver la paternité et l'antériorité d'une œuvre, sans dépendre d'une plateforme commerciale.

🌍

Contexte africain

Une infrastructure de confiance locale, là où elle manque cruellement — documents, médias, institutions.

Positionnement

Pas un concurrent.
La couche manquante.

C2PA / Content Credentials (Adobe, Microsoft, BBC…) certifie la provenance à la création. Excellent — mais c'est une preuve numérique, qui vit sur des serveurs et dépend de la survie des entreprises.

La blockchain ancre des preuves à moyen terme — mais dépend de la survie de la chaîne, coûte, et consomme.

AeonProof occupe la couche que personne ne couvre : le temps profond. L'ancrage millénaire, hors-ligne, immune aux cyberattaques et à l'effondrement de toute infrastructure numérique. On ne remplace ni C2PA ni la blockchain — on est le filet de sécurité ultime, en dessous.

C2PA dit « voici d'où ça vient ». La blockchain dit « ça existait à cette date ». AeonProof dit « et dans mille ans, on pourra encore le prouver ».
Feuille de route

D'un brouillon à un standard.

Phase 0 ✓
Fait. Spec du format de preuve, démo de vérification (texte/image/fichier), signatures Ed25519 réelles, architecture deux étages.
Phase 1
Hash perceptuels production (PDQ, Chromaprint, TMK+PDQF), seuils standardisés, journal de transparence, identités d'enregistreurs de confiance.
Phase 2
Ancrage ADN réel : première racine de Merkle synthétisée et distribuée. Démonstration physique de bout en bout.
Phase 3
Pilotes institutionnels (rédaction, tribunal, université). Profil de signature post-quantique. Standardisation.

Vois la preuve parler.

Enregistre un fichier, modifie-le d'une virgule, re-vérifie. Le verdict change sous tes yeux — avec de vraies signatures Ed25519, 100 % dans ton navigateur.